Dans la collection de EGDL 
185 

Petite jardnière aux dragons

circa 1880
10.5 cm (4,13 in.)
Ø 19 cm (7,48 in.)

Description

Jardinière en faïence verte à décor en relief et émaux ombrants de dragons impériaux (à cinq griffes) et de masques de chimère d'inspiration chinoise. Monture chinoisante en bronze ciselé et doré.

Inscriptions / Signatures

Signature : « TH · DECK · » en creux sous la jardinière

Commentaire

Cette signature fut utilisée par la Maison Deck entre 1856 et 1887.

Il est à noter que les oeuvres de Théodore Deck sont présentes dans de nombreux musées tels que le Musée d'Orsay avec 11 pièces (Inv. OAO 993... ), le Victoria & Albert Museum avec 15 pièces (Inv. 1784-1869...), le Metropolitan Museum of New York avec 5 pièces (Inv. 2013.239.15...), le Cleveland Museum of Art (Inv. 1986.22), le Musée des Arts Décoratifs de Paris avec 20 pièces... (Inv. 5820) etc...

Théodore Deck est une figure centrale de la céramique française et européenne du XIXème siècle et était surnommé le « second Bernard Palissy ».

A propos de Théodore Deck

Théodore Deck, né le 2 janvier 1823 à Guebwiller et mort le 15 mai 1891 à Paris, est un céramiste français. Né à Guebwiller dans le département du Haut-Rhin, fils de Richard Deck, teinturier en soie, et de Marguerite Hach, Joseph Théodore Deck se passionne pour la chimie et les sciences physiques. À sa sortie de l'école primaire, il reste trois ans au collège de La Chapelle-Sous-Rougemont, près de Belfort. La mort de son père en 1840 l'oblige à revenir dans sa ville natale et à reprendre l'affaire familiale, aidé de son frère aîné. Cette reprise est un échec, la maison et l'entreprise sont vendues. Selon certains biographes, sa vocation de céramiste se révèle au cours d'un voyage en Suisse, alors qu'il est encore au collège. Fasciné par une statue en terre cuite peinte, il demanda « Qui a fait cela ? », on lui répondit « Un potier ». En 1841, il entre comme apprenti chez le maître poêlier Hügelin père, à Strasbourg. En deux ans, il prend connaissance des méthodes héritées du XVIe siècle, comme l'incrustation de pâtes colorées à la manière de Saint-Porchaire. Cet apprentissage ne l'empêche pas d'occuper son temps libre à dessiner ou à modeler la glaise dans l'atelier du sculpteur André Friederich. Échappant au service militaire, il effectue un tour d'Allemagne comme il est de tradition chez les compagnons poêliers-faïenciers alsaciens.

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