Qu'est c'est qu'ça : La Chaise B3

28 août 2017,  par  Jean-Louis Gaillemin

 

 

Fruit imprévu des amours de la bicyclette et de la "campaign chair", le fauteuil B3 de Marcel Breuer est devenu une "icône" incontournable de la modernité. Non par son originalité, mais parce qu'il symbolise à demi mots, cette union du sport (la bicyclette), de l'aventure (la campaign chair des explorateurs et des militaires) et la modernité (le tube métallique). Fini le temps des fauteuils capitonnés obèses, avachis sur eux mêmes. Breuer est un sportif : acier et cuir, c’est du costaud. Ses petites lanières contribuent à vous donner l'impression d’un confort nomade. Pour une somme coquette, s'il s'agit de vintages, plus modeste dans le cas de rééditions, vous avez, sans quitter votre moquette, l'impression d’être parti au bout du monde et d’entendre la mer.

 

 

La B3 est solide, elle ne se plie, ni ne s'effondre. Dans les années soixante,  Bruno Gavina qui avait acquis les droits de Breuer la baptisa Wassily, prénom du peintre Kandinsky, un autre maître du Bauhaus qui, pour sa maison blanche de Dessau, avait dessiné le mobilier de sa salle à manger réalisé par Breuer. Breuer et Kandinsky, la Wassily vous rattache aux heures héroïques de la modernité, quand l'art et la technique se penchaient sur les nouveaux nés du design moderne. Knoll qui a racheté Gavina la commercialise aujourd’hui.

 

 

Jean-Louis Gaillemin

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